Ce matin, on expliquait qu'on avait de bonnes raisons d'être sceptique, quoi qu'on dise, sur le modèle
démocratique moderne. Avec en argument principal, pour ce qui est de l'occident, la perte de valeur de l'intérêt général au bénéfice de la sommes d'intérêts particuliers. Le tout, en ayant
soin d'obtenir ainsi une majorité pour être élu, plus que pour gouverner.
On en a aujourd'hui une preuve éclatante avec l'exemple des taxis, qui tombe à pic pour illustrer la démonstration. Ces gens-là râlent contre une disposition du rapport
Attali préconisant de libéraliser leur activité. Le rapport Attali est censé permettre de "libérer la croissance" et son inspirateur, le grand Jacques (pas Chirac, Attali), a prévenu qu'il
s'agissait d'un tout et qu'il fallait le prendre en l'état, dans son intégralité, ou le laisser de côté.
Tant pis! Qu'à cela ne tienne. Les taxis ont bloqué la circulation pendant deux jours, mercredi dernier et aujourd'hui.
Eh bien le gouvernement cède. L'activité restera chasse gardée. C'est aussi simple que ça.
Défense de l'intérêt général ou décision sous la pression? C'est ça, la démocratie française.
Plus prosaïquement, la crédibilité réformatrice de Sarkozy prend un coup supplémentaire. Le rapport Attali sera-t-il
enterré vivant? Peu de chances que les analystes français fassent leur boulot à ce niveau-là : on les sent un peu
trop occupés à
lire les textos que reçoit Cécilia Sarkozy. Ces gens-là me
donnent honte d'être journaliste. Quand rendront-ils leur carte de presse?
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