Mardi 26 février 2008 2 26 02 2008 15:26
Il faut soutenir non seulement Jean Quatremer, défenseur acharné de la présence du français au sein des Institutions européennes, mais également Pierre Assouline, qui relaie l'inquiétude du premier.

Le sémillant Quatremer nous apprend que le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, a annoncé à des journalistes vouloir rompre avec le tabou de l'anglais à l'école... "L’anglais doit être une des langues que tous les jeunes doivent maîtriser : on ne peut pas laisser sortir du système éducatif un enfant qui ne sait pas parler cette langue", a affirmé le ministre selon lui. Gageons qu'il faisait partie des chanceux qui ont déjeûné avec elle.

Pierre Assouline embraie : "Manifestement, elle s’est trompée de tabou. Car de tous, le véritable, le plus grave et le prioritaire, c’est la proportion de bacheliers qui quittent le secondaire sans maîtriser le français."

Tu m'étonnes! Et ce n'est pas Criticus , défenseur en chef de la francophonie, qui dira le contraire. Mais c'est surtout le mot de tabou qui est contestable, parce que dans le fond, pas sûr qu'il faille opposer les deux. Certes, il faudrait plutôt s'attaquer en priorité à la nullité, que dis-je, l'ignorance crasse de certains dans la langue de Molière. Je me souviens de ce jeune barbare, qui un jour, m'a demandé dans la rue : "t'as pas du feu sur soi?"... Mais pour éviter ce genre de fou rire, il vaudrait mieux apprendre aux gens à lire et écrire plutôt que de vouloir leur inculquer la morale laïque et républicaine. Une journée ne fait que 24 heures, il faut faire des choix.

D'un autre côté, il est scandaleux que moi, par exemple, je ne sache quasiment pas un mot d'anglais. A part "nice to meet you". A la Fac de droit, le niveau des cours est pathétique. Mes copains qui ont fait des écoles d'ingénieur ou de commerce sont quasi bilingues. Il y a certainement quelque chose à faire...
Par Le chafouin - Publié dans : Société
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Commentaires

"il est scandaleux que moi, par exemple, je ne sache quasiment pas un mot d'anglais"
bien d'accord avec toi surtout en habitant si près du channel !  :-)
Commentaire n°1 posté par Thaïs le 26/02/2008 à 17h19
j'ai oublié mon "Douste Blazy" chéri, il a réussi à avoir un job interessant sans parler un mot d'anglais comme quoi...
Commentaire n°2 posté par Thaïs le 26/02/2008 à 17h21

Nous tombons encore dans ce genre de débat où les intelectuels francais enchainent les colliers de conneries en opposant les deux apprentissages. Tu as raison Chafouin, le français surement certes, mais l'anglais, il faut doubler, voir tripler la dose ! Mais tout cela ne marchera pas tant que la pensée française considérera que la langue est un pilier de son identité et de sa culture (Sarkozy ?)

 

Commentaire n°3 posté par Seb le 26/02/2008 à 17h37
« Mais tout cela ne marchera pas tant que la pensée française considérera que la langue est un pilier de son identité et de sa culture »

Seb, la langue française est un pilier de l'identité et de la culture de la France. C'est étonnant, pour quelqu'un qui a voyagé, de prétendre le contraire. Ce qu'ont toujours souligné les francophiles que j'ai rencontré(e)s au cours de mes pérégrinations, c'est que la langue française est « so sexy ». Alors, oui, il faut apprendre aux enfants, aux adolescents, à maîtriser le français avant tout, et cela même si l'on veut avoir une stratégie crédible au niveau mondial.

Effectivement, l'apprentissage du français et de l'anglais ne s'opposent pas, ils se complètent. Le français à la maison, l'anglais au-dehors (sauf dans les pays francophones, où il faut défendre la langue française, bien entendu). C'est comme cela que je vois les choses pour la France, si elle veut réussir la mondialisation. Mettre en place des enseignements en anglais à la fac comme le propose Valérie Pécresse, pour suivre les « exemples » scandinave ou néerlandais, est absurde : les Pays-Bas et les pays scandinaves sont culturellement morts ! Tout est en anglais chez eux ! À tel point que les immigrés n'apprennent même pas les langues de ces pays, puisque l'anglais suffit. Et on les comprend. Qui voudrait apprendre une langue qui n'a plus de valeur que folklorique ? Alors, si c'est ce que tu veux pour la France, moi, je te dis non. Les Français sont francophones, et n'ont aucun intérêt à devenir des anglophones de seconde zone. Car c'est ce qu'ils deviendaient si le voeu de Pécresse et le tien était exaucé. Les Français ne parleront jamais aussi bien anglais que les Anglo-Saxons. Ce qu'il faut pour que la France embrasse la modernité, la mondialisation, sans se renier, c'est qu'elle défende avant tout et au-dessus de tout sa langue et sa culture, et que sa jeunesse apprenne des langues étrangères -pas seulement l'anglais mais aussi le castillan, le mandarin, l'arabe, le russe, voire le portugais-, pour qu'elle retrouve la place qui lui revient dans le concert des nations. Je le répète, mais cela me tient particulièrement à coeur, nous n'avons rien, mais alors absolument rien, à gagner à devenir des anglophones de seconde zone.
Commentaire n°4 posté par Criticus le 26/02/2008 à 18h14
Ce n'est pas pour jaboter, mais les deux objectifs ne sont pas contradictoires même si la priorité en France devrait être la langue de Molière.
Commentaire n°5 posté par Monsieur Pingouin le 26/02/2008 à 18h19
"défenseur en chef de la francophonie"... que d'honneur ! ;-) Ravi de voir que tu es avec moi dans ce combat essentiel. Ce sera rude.

http://criticusleblog.blogspot.com/2007/05/la-francophonie-absent-majeur-de-la.html
Commentaire n°6 posté par Criticus le 26/02/2008 à 18h26
Le chafouin a raison, il faut d'abord maîtriser le française, l'orthographe certe mais aussi un minimum de culture linguistique. Et il suffit pas d'apprendre par coeur le Bled pour ça...... Hein Darcos ?

Mais d'un autre coté, bcp de jeunes pourtant très qualifiés ne parlent pas l'anglais ou alors très mal...

Ce qui compte c'est d'être capable de communiquer dans son travail, ses étudesavec le plys d'aisance possible en français ET en anglais qui est, qu'on le veuille ou non, la langue la plus diffusée dans le monde. 

personellement, je suis un défenseur des deux : maîtrise de sa langue maternelle et ouverture aux langues étrangères.

Le langage n'est qu'moyen de s'ouvrir aux autres. Quand on ne parle que le langage SMS où qu'on soit incapable de comprendre "Where is Mary ? She is in the kitchen", on perd un précieux moyen de communication
Commentaire n°7 posté par Tefy le 26/02/2008 à 18h59
@Thaïs

Tu as raison! J'étais ce we à Londres, tu parles je n'ai pas prononcé un mot d'anglais (ou si peu) car on était entre frenchies... Merci toutefosi de ne pas me comparer avec Douste! Dans mon cas, je crois qu'un peu de pratique suffirait...

@Seb

Tu n'as pas compris... L'anglais, il suffit de le pratiquer, d'aller un peu à l'étranger.. Regarde mon cas. J'ai eu un bon niveau au lycée, et j'ai bifurqué sur des études puis une profession où je n'en ai pas eu besoin. Je n'ai pas fait d'échange Erasmus. Et voilà, je ne parle pas anglais! Tu as raison de dire qu'il ne faut pas opposer les deux mais dans le cas du français, il y a un problème grave à résoudre et ce n'est pas un souci de temps mais plutôt de méthode à mon avis... Quant à l'anglais, est-il si essentiel que ça? Il est plus urgent d'apprendre une langue qui va te permettre d'accomplir au quotidien tous les gestes essentiels... le français, en somme!

Et oui, je crois qu'une langue c'est un pilier de l'identité et de la culture d'un pays... Sinon, à quoi bon?

@ Criticus

J'ai du mal à comprendre l'argument sur le caractère sexy de la langue française, mais sur le reste on est à peu près sur la même longueur d'ondes, à ceci près que je crois qu'on pourrait à peu de frais améliorer l'apprentissage de l'anglais à l'université. ça peut toujours servir... Franchement regarder des films d'Hitchock en V.O., ce n'est pas le pied...

@Tefy

Que du bon-sens... Tu aimes Gad Elmaleh, non? ;)
Commentaire n°8 posté par le chafouin le 26/02/2008 à 19h19
Me juchant sur les "épaules de géants", je vous livre mon point de vue :

D'abord, comme Stendhal, je dirais que "le premier instrument du génie d'un peuple, c'est sa langue"; il suffit, pour s'en rendre compte, de contempler les merveilles que la langue française a produites à travers Corneille, Chateaubriand, Baudelaire, Victor Hugo, Camus, Proust, Zola...

Ensuite, j'affirme avec Charles Quint que le Français n'est pas seulement un écrin pour les belles lettres, mais qu'aujourd'hui encore, il resterait "la seule langue propre aux grandes affaires"; pour s'en persuader, comparons la teneur de la langue de Molière avec celle de Shakespeare, qui elle, utilise si peu de mots ou d'expressions non figuratives, dans une logique utilitariste. Avant la récente prise de pouvoir de l'anglais dans les salons diplomatiques onusiens, la langue française ne fut-elle pas la langue de la diplomatie par excellence?

Je laisse enfin à Otto von Hasbsburg, lettré et polyglote, fils du dernier empereur d'Autriche et dernier roi de Hongrie et de Bohème, le soin de conclure en comparant les forces en présence et établissant ainsi un bilan limpide : "La langue anglaise est un fusil à plombs : le tir est dispersé; la langue française est un fusil qui tire à balle, de manière précise."
Ainsi, bien qu'il convienne évidemment de reconnaître que les Français sont archi-nuls en langues étrangères et en particulier en anglais, pourquoi nourrir un complexe si fort? Il n'y a pas pourtant pas d'impératif de dilution de notre langue dans l'anglicisation ambiante, que diable! Et puisque la langue est le terreau majeur qui fait un peuple, sachons le conforter d'abord autant que possible, et ce, dès les bancs des écoles : affermir nos bases pour pourvoir ensuite construire demain!
Ceci étant, ne nous lassons pas de faciliter l'ouverture de tous sur le reste du monde, par l'enseignement des langues, par l'instruction, et par des voyages, des rencontres : mieux le comprendre c'est mieux le connaître, et par là, gagner une aptitude à en tirer le meilleur parti et à mieux le respecter. Les petits Français n'en seront que plus compétents et plus utiles, non seulement pour leur patrie, mais aussi pour ce monde qui les entoure et qui souvent, encore aujourd'hui, à tort ou à raison, nourrit beaucoup d'espoirs et d'admiration à leur égard!
Commentaire n°9 posté par Cochise le 26/02/2008 à 21h35
Pour une fois, je suis d'accord avec Cochise... ;-)
Commentaire n°10 posté par Criticus le 26/02/2008 à 21h50
@Criticus

Eh ben ce n'est pas trop tôt! ;) je sais que sur la francophonie vous pouviez vous retrouver...
Je crois cependant, pour nuancer vos propos à tous les deux, que le français ne doit pas forcément se construire au détriment de l'anglais, qui n'est pas un ennemi. C'est son hégémonisme qui est mauvais. Sachons aussi, pour se consoler, que les véritables amoureux de Shakespeare ne doivent pas être satisfaits de voir autant de sagouins massacrer leur langue à travers le monde...

@Cochise

Merci en tout cas pour toutes ces belles citations! Et pour ce lyrisme qui montre un bel amour de la langue française.
Commentaire n°11 posté par le chafouin le 27/02/2008 à 00h43

La francosphère se cherche un projet commun, c'est-à-dire un vecteur apte à la projeter vers l'international et remettre la langue française à l'honneur.  Or ni la France, ni encore moins le Québec, n'ont une politique étrangère, une ivresse du bien...  Le désenchantement fait mal.

Commentaire n°12 posté par Pascal le 27/02/2008 à 05h56
Chafouin, c'est précisément ce que j'ai dit... ;-)
Commentaire n°13 posté par Criticus le 27/02/2008 à 09h28
Chafouin, parlons-en.
Commentaire n°14 posté par Pascal le 27/02/2008 à 18h27
Je ne crois pas que ce soit une question de vision du monde, Pascal... la France est déjà plus écoutée qu'elle ne devrait l'être... Je crois que le recul du Français, c'est surtout dû à la lâcheté des Français, qui ne se battent pas du tout, y compris à Bruxelles, pour défendre leur langue... qui est aussi celle de tous les francophones.
Commentaire n°15 posté par le chafouin le 27/02/2008 à 19h05
@le chafouin : vous écrivez que d’anciens élèves des écoles de commerce ou d’ingénieurs sont bilingues. En êtes-vous si sûr ? En France tout le monde se dit bilingue, même les secrétaires. J’ai entendu récemment la maman d’un élève de troisième qui, sans crainte du ridicule, disait que désormais son fils était bilingue. Autrefois on disait que l’on parlait couramment une langue étrangère, ce qui n’était pas si mal. Pour moi un bilingue est quelqu’un  qui  possède parfaitement les deux langues. On le prend pour un français s’il parle français, pour un anglais s’il parle  anglais. Inutile d’ajouter que je ne connais pas beaucoup de bilingues français-anglais en  France. Je suis plutôt d’accord pour dire que l’on massacre l’anglais sans pour autant savoir le français. Les français ne sont pas forts en anglais. Il y a de nombreuses raison à cet état de fait : l’anglais est enseigné en dépit du bon sens, nous ne sommes pas doués pour les langues, nous ne travaillons pas assez cette discipline… Il est facile de baragouiner l’anglais et avec un peu d’anglais on peu communiquer à peu près, mais avec quelle efficacité ? J’ai souvent honte quand j’entends des décideurs ou des hommes politiques français parler anglais (vocabulaire indigent, grammaire défectueuse, accent à la Maurice Chevallier). N’est-il pas invraisemblable qu’un homme jeune comme Sarkozy ne sache pas s’exprimer facilement en anglais ? Sur le fond du problème je ne puis qu’être d’accord pour dire que dans notre pays on parle mal et le français, et l’anglais. C’est affligeant.
Commentaire n°16 posté par Dang le 27/02/2008 à 23h34
@Cochise : vous me surprenez car vous évrivez un vibrant plaidoyer pour la défense du français et vous vous appuyez sur Otto von Habsburg. Certes c'est son nom, mais en français on dit plutôt Otto de Habsbourg. De même qu'on parle du pape Benoît XVI et non pas Benedict ou Benedikt. On dit Edouard VII et non pas Edward VII,  on parle de l'empereur Guillaume et non pas du kaiser Wilhem.
Commentaire n°17 posté par Dang le 27/02/2008 à 23h44
@chafouin
Trois points...
D'abord, je suis heureux d'être civiliste comme vous? Civiliste doublé de journaliste, dans votre cas?

Ensuite, le Français et le Québécois souffrent d'une certaine tentation isolationniste, à entendre Finkielkraut et Max Gallo.

(Cf. Finkielkraut pour le concept de "petite nation" pour le Québec, la Croatie, les Juifs... À ma souvenance, l'auteur appelle les petites nations à ne pas se comporter comme des tribalismes de peur de dégénérer en nazisme.

Pour Gallo, tu souscriras peut-être à l'idée que vous les Français souffrez du retour du baton du colonialisme, de l'impérialisme. D'où tous ces livres comme "La tyrannie de la repentance", "Fier d'être Français", autant d'essais exacts à accuser le repli sur soi de la France. Et à m'inciter à débourser des sous dans les librairies.)

Enfin, selon moi, le Québec (en tant que grande province du plus grand pays de la planète) et l'Europe sont les chevaux de Troie de la France et, bien plus,... l'avenir de la langue française...
Commentaire n°18 posté par Pascal le 28/02/2008 à 01h12
@Dang

Vous avez mangé de l'esprit de contradiction aujourd'hui?? D'accord pour utiliser le terme "couramment" si vous préférez. Quoique vous en sachiez pas de qui je parle, et que vous extrapoliez peut-être vos propres préjugés, enfin passons... Je crois que c'est un détail qui s'écarte de la vraie question : doit-on mettre le paquet sur l'enseignement de l'anglais, alors même qu'on le parle suffisamment bien pour se faire comprendre (c'est ce qui compte, quoi que vous en pensiez) et qu'on massacre le français, qui est notre langue maternelle?

@Pascal

L'Europe, cheval de Troie du français? Je veux bien pour le Québec (qu'en est-il, là bas, de l'avenir de la langue française?), mais pour l'UE, permettez moi de rire... L'anglais y règne en maître.
Commentaire n°19 posté par le chafouin le 28/02/2008 à 10h12
@le chafouin : j'ai d'autant moins envie de vous contredire que je suis d'accord avec vous sur la défense du français. Je n'extrapole pas mes propres préjugés car je parle vraiment d'un sujet que je connais bien et je maintiens que je n'ai jamais rencontré un élève d'école de commerce ou d'école d'ingénieur bilingue au sens où je l'entend et qui est le sens d'origine que tous les défenseurs de la langue française devraient conserver. Ma conclusion est qu'on ne peut devenir bilingue par la seule grâce de l'enseignement que l'on reçoit en France. Bien maîtriser la langue française ne devrait pas être incompatible non plus avec une bonne connaissance de l'anglais ou d'autres langues.
Commentaire n°20 posté par Dang le 28/02/2008 à 12h11

@le chafouin : jai oublié de relever un détail dans votre réponse (dont je vous remercie d'ailleurs). Vous écrivez que quoi que j'en pense, la connaissance que nous avons de l'anglais est suffisante pour communiquer. Je ne suis pas d'accord et je prendrai un seul exemple. Des dizaines de PME ont signédes contrats en anglais avec Disneyland Corporation pour la construction du parc de loisirs de Paris. Quelques-unes seulement ont ris la précaution (onéreuse) de faire traduire ces contrats. Les autres ont estimé connaître l'anglais suffisamment pour se passer de traducteurs. les résultats est qu'ils n'ont pas compris la teneur de clauses très contraignantes quant aux délais et lorsque Disneyland Corporation s'est appuyée sur ces clauses pour refuser de payer, certaines en,treprises ont été msies en difficulté et on a même assisté à des faillites. Je suis persuadé qu' un bon apprentissage de l'anglais passe par une bonne connaissance du français. Nous avons donc des positiosn qui sont très proches en définitive.

Commentaire n°21 posté par Dang le 28/02/2008 à 12h23
@Dang
J'en suis persuadé...

- J'ai écrit "quasi bilingue". En fait, je ne dis pas que leurs enseignements leur aient permis d'acquérir ces connaissances. Les amis dont je parle ont passé plusieurs mois, voire une année complète à l'étranger pour leurs études. Aujourd'hui, certains travaillent En Angleterre ou au Royaume-Uni. D'autres écrivent dans des revues scientifiques anglophones. Moi, pauvre journaliste, je suis incapable d'écrire un article dans un quotidien anglais. Je voulais dire par là que leur cursus  permet d'avantage de maîtriser l'anglais (imparfaitement sans doute) que celui qu'on subit en fac. Même si bien entendu, j'aurais très bien pu faire l'effort d'apprendre moi-même. Nous sommes d'accord.

- L'exemple que vous citez me fait tiquer car le BTP est un domaine où le langage doit avoir la même dose de "spécialisation" qu'en droit, médecine... Les français ont très bien pu comprendre sans saisir effectivement des nuances essentielles... Après, il peut parfois même y avoir des erreurs de traduction, ou plutôt des erreurs de nuances, comme cela arrive parfois pour les directives européennes!

- sur l'essentiel je crois que de toutes façons on ne perd rien à avoir un bon niveau d'anglais. L'expérience montre que ceux qui sont excellents en anglais maîtrisent généralement aussi bien le français. Je parlais plus de questions de priorités...
Commentaire n°22 posté par le chafouin le 28/02/2008 à 13h29
@Le chafouin : totalement d'accord avec votre conclusion ci-dessus. D'ailleurs nous étions d'accord sur l'essentiel dès le départ. Je suis simplement un peu agacé par tous ces gens qui se disent bilingues et qui en sont loin. J'ai rencontré, quand j'étais étudiant  en Angleterre des réfugiés allemands qui avaient quitté Berlin sous Hitler et qui bien qu'ayant passé les deux tiers de leur vie outre-Manche faisaient encore d'énormes fautes de grammaire. Donc quand j'entends un jeune frais émoulu d'une école de commerce dire qu'il est bilingue je traduis qu'il parle bien anglais, c'est tout  et déjà pas mal.
Commentaire n°23 posté par Dang le 28/02/2008 à 19h31
@ Chafouin

Diable!  Je suis estomaqué devant votre réplique.  Il faudra, tout de même, songer à une langue paneuropéenne et même à une pancanadienne.  Place donc au français ou, en dernier ressort, au latin.  Et, à défaut, je préfère le séparatisme/souverainisme à la Tour de Babel qui se profile....

Malgré les râlements des Français exilés ici, la France (pas encore morte) reste prête à une nouvelle pousée d'irrédentisme culturel.  Et, par là, à ce projet commun ou à cette politique étrangère dont rêvent les Néocons, les enivrés de la philo de Léo Strauss.
Commentaire n°24 posté par Pascal le 29/02/2008 à 03h48
@Pascal
Je serais tout près à voir érigée la langue de Molière en langue paneuropéenne, soyez rassuré sur ce point... Mais ce n'est tout simplement pas la direction que nous prenons! Pour l'heure, tous les documents sont traduits dans toutes les langues. Il y a des tas de traducteurs, c'est un métier florissant. Mais pour le reste, l'anglais est dominant, ultra-dominant...
Commentaire n°25 posté par le chafouin le 29/02/2008 à 09h41

On a parfois des surprises.
En effet qui sait que les co-rapporteurs du Traité de Lisbonne (dit "traité simplifié") devant le Parlement européen ont rédigé leur rapport en français ?

Et pourtant l'un des deux est britannique !

La preuve ? Ici !

Commentaire n°26 posté par Joke le 03/03/2008 à 13h28
Petits-bourgeois et fachos.
C'est quoi cette espèce de prétention, de pédanterie? Vous vous prenez pour qui?
"Ce jeune barbare", etc. On croit rêver.
La maîtrise du français n'est pas incompatible avec l'intelligence et l'humilité. La question de l'enseignement du français est une question sociale.
Commentaire n°27 posté par robert le 02/06/2009 à 14h03
Je rajoute : villiéristes.
Votre purisme, votre "amour" de la belle langue française n'est rien d'autre que de la nécrophilie.
Lisez Zola, Céline, Proust ou Saint-Simon. Les barbares, c'est vous [sic]
Commentaire n°28 posté par roger le 02/06/2009 à 14h07
"Vous me surprenez car vous écrivez un vibrant plaidoyer pour la défense du français et vous vous appuyez sur Otto von Habsburg. Certes c'est son nom, mais en français on dit plutôt Otto de Habsbourg."
"J'affirme avec Charles Quint"
"Diable! Je suis estomaqué devant votre république et à défaut, je préfère le séparatisme/souverainisme à la tour de Babel qui se profile"
Irrédentisme culturel, mon cul !
Commentaire n°29 posté par roger le 02/06/2009 à 14h13

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