Lire Claude Askolovitch est souvent une bonne idée
Voici quelques bribes du fameux texte :
"Il y a des jours où ça devient rude d'être de gauche, et ce ne sont pas simplement les défaites qui peuvent secouer. C'est ce qu'elles révèlent, comment elles naissent, et ce qu'on en raconte ensuite. La posture moralisante, culpabilisante, et l'arrogance épatante de cette dirigeante politique qui considère que les jeunes lui appartiennent, sinon eux, du moins leur vote, et que c'est pure erreur de leur part d'avoir négligé cette évidence, un trop chaud dimanche de juin. Mais pour qui se prend-on, ô, mânes de Blum et Jaures, quand on considère que l'électeur a tort quand il vous oublie, quand on persiste, en dépit de l'évidence, à refuser l'implacable logique d'une déroute, quand on fait porter à des minots abstentionnistes le poids de l'absence de la gauche, maintenant et le mois dernier."
"Ce ne sont pas les "jeunes" qui ont empêché le PS de rénover sa doctrine et son programme, de relire la société, d'avancer franchement dans l'année électorale. Les jeunes, ils sont bien gentils les jeunes, et singulièrement les jeunes confinés en marge de la société, ils sont allés aux urnes, en avril-mai, tant on leur avait seriné des sornettes sur l'incommensurable malignité de Sarkozy. Ils les ont cru ou ont fait semblant d'y croire, ils ont joué le rôle des forces supplétives de l'anti-sarkozysme, mais au bout du compte, il ne faut pas exagérer... "