La grève écrasée par le divorce
Chapeau, Nicolas. Bravo, M. le président. Vous avez sûrement lu Le Prince de Machiavel. C'est officiel : le couple Sarkozy se sépare. Divorce par consentement mutuel. Nous ne commenterons pas ici ce fait qui n'en est pas un, nos brillants éditorialistes s'en chargeront. Et puis, tout ça n'a pas grand intérêt, avouons-le.
Non. Ce qui nous intéresse ici, c'est l'étrange coïncidence entre l'annonce de cette nouvelle et le mouvement national de grève dans une partie de la fonction publique. Ne soyons pas naïfs. La première fuite date d'hier : le Nouvel Obs.fr et LCI nous apprennent sur leur site internet qu'une procédure a été engagée devant le tribunal de Nanterre. Première info tangible. Première fois qu'on sort de la rumeur pour traiter d'un fait.
Résultat : cette nouvelle faisait ce matin la une de Libération, du Parisien/Aujourd'hui en France. Pas vu celles du Monde et du Figaro. Bye bye, la grève. Reléguée, dans Libé, à la 8e page. Idem dans le Parisien.
Mauvaise langue? France Inter assurait ce matin que la nouvelle serait divulguée (enfin! on n'en pouvait plus!) dans l'après-midi. Il fallait absolument rompre ce suspense angoissant. En écoutant ça, je me suis interrogé sur l'impact médiatique d'une telle annonce en plein mouvement social. Ce serait tout simplement magistral!
On y est : en attendant son heure, on choisissant soigneusement le moment idéal pour envoyer son communiqué de presse, le couple Sarkozy rend les revendications syndicales d'aujourd'hui totalement inaudibles. Ce qui n'est pas une mauvaise chose, d'ailleurs... Je vous parie ma selle et mes bottes que cette séparation tiendra la "une" de tous les journaux de demain - L'Huma exceptée. Avouez que c'est plus sexy, plus classe, plus accrocheur qu'un défilé de drapeaux rouges tenus par des barbus. Une seule chose à dire : bien joué, M. Sarkozy! Mais vous ne pourrez le faire qu'une fois.
Non. Ce qui nous intéresse ici, c'est l'étrange coïncidence entre l'annonce de cette nouvelle et le mouvement national de grève dans une partie de la fonction publique. Ne soyons pas naïfs. La première fuite date d'hier : le Nouvel Obs.fr et LCI nous apprennent sur leur site internet qu'une procédure a été engagée devant le tribunal de Nanterre. Première info tangible. Première fois qu'on sort de la rumeur pour traiter d'un fait.
Résultat : cette nouvelle faisait ce matin la une de Libération, du Parisien/Aujourd'hui en France. Pas vu celles du Monde et du Figaro. Bye bye, la grève. Reléguée, dans Libé, à la 8e page. Idem dans le Parisien.
Mauvaise langue? France Inter assurait ce matin que la nouvelle serait divulguée (enfin! on n'en pouvait plus!) dans l'après-midi. Il fallait absolument rompre ce suspense angoissant. En écoutant ça, je me suis interrogé sur l'impact médiatique d'une telle annonce en plein mouvement social. Ce serait tout simplement magistral!
On y est : en attendant son heure, on choisissant soigneusement le moment idéal pour envoyer son communiqué de presse, le couple Sarkozy rend les revendications syndicales d'aujourd'hui totalement inaudibles. Ce qui n'est pas une mauvaise chose, d'ailleurs... Je vous parie ma selle et mes bottes que cette séparation tiendra la "une" de tous les journaux de demain - L'Huma exceptée. Avouez que c'est plus sexy, plus classe, plus accrocheur qu'un défilé de drapeaux rouges tenus par des barbus. Une seule chose à dire : bien joué, M. Sarkozy! Mais vous ne pourrez le faire qu'une fois.
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