Quand les médias sacrent le président
Ce matin, on apprend que Nicolas Sarkozy a été hospitalisé le 21 octobre pour un abcès à la gorge. Superbe révélation de deux journalistes qui ont enquêté (quelle investigation!) sur la face cachée de l'ex-première dame, Cécilia Sarkozy. Je m'étonnerai toujours de la capacité de notre presse de prendre autant de risques pour faire des révélations fracassantes.
On pourrait commencer par dire que l'on pourrait attendre autre chose, c'est-à-dire mieux, de nos médias. Qu'ils fouillent, qu'ils enquêtent sur des informations plus fondamentales, sur le monde des affaires par exemple. Qu'ils fassent plus d'analyse, qu'ils mettent les faits en perspective, au lieu de nous bassiner avec la vie privée du président. Ils entrent dans un jeu qu'ils ne maîtrisent pas... Les journalistes doivent faire autre chose que d'attendre que les communiqués de presse tombent avant de tous les reprendre, les commenter et les disséquer. Autre chose que de se plier à l'agenda des institutions. Pourtant, pour connaître la chose de l'intérieur, il faut avouer que l'agenda, c'est le squelette du journalisme français. En périodes creuses, on est perdu, au secours, plus d'agenda, que faire?
Mais surtout, cette hospitalisation, on s'en moque! Cette information ne nous regarde pas, comme dirait l'autre. Certes, on peut se demander pourquoi l'Elysée ne l'a pas annoncée plus tôt, alors que le candidat Sarkozy avait dit qu'il publierait chaque mois un bilan de la santé présidentielle en cas de victoire. Certes.
Mais ce n'est pas la façon dont en parlent les médias. Ils parlent du président, cette fois comme d'habitude, comme s'il s'agissait d'une personne sacrée, d'un monarque, de l'oint de Dieu. Ce n'est pas le cas. La présidence est une institution qu'on doit aborder avec respect, mais pas avec révérence. L'esprit de courtisanerie des médias français doit cesser. Les mêmes donnent des leçons de morale, sans vergogne, à leurs collègues anglo-saxons, mais sur ce terrain, on pourrait vraiment balayer devant notre porte.
Un abcès à la gorge, c'est grave? Un jogging, c'est important? Non. Les mêmes qui reprochent à Sarkozy d'être omniprésent ne cessent de scruter ses moindres faits et gestes pour en faire leurs choux gras. De grâce, cessez...
On pourrait commencer par dire que l'on pourrait attendre autre chose, c'est-à-dire mieux, de nos médias. Qu'ils fouillent, qu'ils enquêtent sur des informations plus fondamentales, sur le monde des affaires par exemple. Qu'ils fassent plus d'analyse, qu'ils mettent les faits en perspective, au lieu de nous bassiner avec la vie privée du président. Ils entrent dans un jeu qu'ils ne maîtrisent pas... Les journalistes doivent faire autre chose que d'attendre que les communiqués de presse tombent avant de tous les reprendre, les commenter et les disséquer. Autre chose que de se plier à l'agenda des institutions. Pourtant, pour connaître la chose de l'intérieur, il faut avouer que l'agenda, c'est le squelette du journalisme français. En périodes creuses, on est perdu, au secours, plus d'agenda, que faire?
Mais surtout, cette hospitalisation, on s'en moque! Cette information ne nous regarde pas, comme dirait l'autre. Certes, on peut se demander pourquoi l'Elysée ne l'a pas annoncée plus tôt, alors que le candidat Sarkozy avait dit qu'il publierait chaque mois un bilan de la santé présidentielle en cas de victoire. Certes.
Mais ce n'est pas la façon dont en parlent les médias. Ils parlent du président, cette fois comme d'habitude, comme s'il s'agissait d'une personne sacrée, d'un monarque, de l'oint de Dieu. Ce n'est pas le cas. La présidence est une institution qu'on doit aborder avec respect, mais pas avec révérence. L'esprit de courtisanerie des médias français doit cesser. Les mêmes donnent des leçons de morale, sans vergogne, à leurs collègues anglo-saxons, mais sur ce terrain, on pourrait vraiment balayer devant notre porte.
Un abcès à la gorge, c'est grave? Un jogging, c'est important? Non. Les mêmes qui reprochent à Sarkozy d'être omniprésent ne cessent de scruter ses moindres faits et gestes pour en faire leurs choux gras. De grâce, cessez...
Publicité