Tiens, revoilà l'union des nonistes...
"Ce qui a été rejeté par referendum [se référant au non des Français au projet de Constitution européenne en mai 2005] ne devrait pouvoir être rétabli que par la voie du suffrage universel". "Il y une règle en démocratie : c'est la souveraineté du peuple. Ne pas la respecter constitue un véritable déni de démocratie", a-t-il dit.Dupont-Aignan n'est pas plus tendre :"M. Sarkozy annonçait un 'mini traité' : c'est une maxi-traîtrise", a-t-il ajouté, estimant que les modifications apportées au projet rejeté de constitution européenne étaient "purement cosmétiques". Pour lui, il n'est pas trop tard pour organiser un référendum sur le nouveau texte. "Il est possible d'imposer à M. Sarkozy la voie du référendum" car il existe au Parlement une minorité de blocage des deux cinquièmes pouvant s'opposer à la révision de la Constitution, préalable à la ratification du nouveau traité, a-t-il dit. "Cette minorité de blocage existe si tous les parlementaires se souviennent de leurs engagements", a-t-il relevé, rappelant notamment ceux des élus socialistes en 2006 et de Ségolène Royal en 2007.
Nicolas Dupont-Aignan, qui a invité les "républicains des deux rives", gauche et droite, à se manifester pour demander un référendum, a estimé pour sa part que Nicolas Sarkozy "organise un coup de force contre la volonté populaire". "Les Français ne seront pas dupes longtemps. Il ne s'agit pas d'un traité simplifié mais d'un véritable coup d'Etat simplifié", a poursuivi le député-maire d'Yerres, dans l'Essonne, reprochant également à Ségolène Royal, "toute honte bue", d'avoir "glissé en catimini que le référendum n'était plus une question de principe digne d'être défendue".Au fond, adoption parlementaire ou référendaire, on peut en discuter. Mais il ne manque plus que les gauchistes s'y mettent, et Versac aura peut-être eu tort dans son pronostic sur le cloisonnement des opposants au traité.
Ce qui est admirable, dans cette affaire, c'est aussi la discrétion de Philippe de Villiers. Lui, le maquisard sans cesse en résistance contre Bruxelles, qui n'a jamais perdu une occasion de défendre son Europe des nations, limite cette fois-ci ses interventions sur le sujet. Etonnant, non? De là à penser que le président du Conseil général de la Vendée se soucie de ses pions dans son fiefs à l'approche des municipales...