La gauche nous refait le coup du catastrophisme
"Je n'ai pas envie que cela se finisse mal même si j'ai l'impression qu'on en prend le chemin", a scandé hier Ségolène Royal en visite de soutien au candidat PS à Toulouse, Pierre Cohen. Décidément, à gauche, la fin justifie les moyens. Tout est bon, à trois jours du premier tour des municipales, pour glaner quelques élus et remporter ainsi une victoire politique à peu de frais. Un vote "moral", demande Ségolène Royal... Tu parles!
Car c'est bien la victoire plus que le fond qui compte. A gauche, on parle de "bataille", d'esprit de "résistance", on se prend pour Jean Moulin face au méchant Sarkozy. Au point que Fillon est lui même tombé dans l'hyperbole en dénonçant un climat de "guerre civile".
La candidate du parti à la présidentielle emploie au fond la même tactique que l'an passé, lorsqu'elle avait prévenu qu'en cas de victoire de Sarkozy, il faudrait s'attendre à de troubles dans le pays. On les attend toujours... Qu'est-ce qui s'est mal fini, si ce n'est le parcours de Ségolène Royal? Et le PS, depuis, promet une réforme interne qui ne vient toujours pas. Le parti de la rose a tout juste évité une raclée aux législatives en jouant déjà sur une tactique électoraliste bien rodée : le chiffon rouge, en l'occurrence celui de la TVA sociale.
Et que voit-on? Un direction nationale du PS qui partout, surfe sur le même discours. "Les mauvaises nouvelles, les Français vont les apprendre après les municipales", clame Royal. Plan de rigueur, remaniement, ouh, pas bien, méchant, les Français vont souffrir! Nicolas Sarkozy a beau démentir (on le comprend), ils s'en moquent. Ce qui compte, c'est que les Français le croient. Sur de nombreux blogs, on voit aussi fleurir des arguments béton, comme la folie supposée du président. Je veux bien être antiSarko, mais bon. Il y a des limites.
Ont-ils besoin de cela pour gagner? Certes, Nicolas Sarkozy a donné lui-même le bâton pour se faire battre, en donnant du temps de sa splendeur un enjeu national au scrutin municipal. Mais ont-ils besoin de se fourvoyer ainsi, alors que de toute façon la victoire leur tend les bras du fait de l'impopularité fantasmée du président? On comprend que le PS souhaite enfoncer le clou et faire "tomber" des bastions symboliques comme Marseille ou Toulouse, récupérer celui de Blois...
Alors votez PS, parce que c'est bien connu, le maire est un grand opposant à la politique du gouvernement. Votez PS, parce que depuis mai dernier, ce parti a fait de nombreuses propositions pour le pays et l'intérêt général. Votez PS, parce que son fameux shadow cabinet est chaque semaine à la pointe de l'actualité. Votez PS, parce que le PS, c'est bien connu, c'est la morale incarnée. Votez PS, parce qu'on voit bien que dans les régions qu'il administre (c'est-à-dire quasi toutes), le chômage est en baisse, et le pouvoir d'achat atteint des sommets.
Car c'est bien la victoire plus que le fond qui compte. A gauche, on parle de "bataille", d'esprit de "résistance", on se prend pour Jean Moulin face au méchant Sarkozy. Au point que Fillon est lui même tombé dans l'hyperbole en dénonçant un climat de "guerre civile".
La candidate du parti à la présidentielle emploie au fond la même tactique que l'an passé, lorsqu'elle avait prévenu qu'en cas de victoire de Sarkozy, il faudrait s'attendre à de troubles dans le pays. On les attend toujours... Qu'est-ce qui s'est mal fini, si ce n'est le parcours de Ségolène Royal? Et le PS, depuis, promet une réforme interne qui ne vient toujours pas. Le parti de la rose a tout juste évité une raclée aux législatives en jouant déjà sur une tactique électoraliste bien rodée : le chiffon rouge, en l'occurrence celui de la TVA sociale.
Et que voit-on? Un direction nationale du PS qui partout, surfe sur le même discours. "Les mauvaises nouvelles, les Français vont les apprendre après les municipales", clame Royal. Plan de rigueur, remaniement, ouh, pas bien, méchant, les Français vont souffrir! Nicolas Sarkozy a beau démentir (on le comprend), ils s'en moquent. Ce qui compte, c'est que les Français le croient. Sur de nombreux blogs, on voit aussi fleurir des arguments béton, comme la folie supposée du président. Je veux bien être antiSarko, mais bon. Il y a des limites.
Ont-ils besoin de cela pour gagner? Certes, Nicolas Sarkozy a donné lui-même le bâton pour se faire battre, en donnant du temps de sa splendeur un enjeu national au scrutin municipal. Mais ont-ils besoin de se fourvoyer ainsi, alors que de toute façon la victoire leur tend les bras du fait de l'impopularité fantasmée du président? On comprend que le PS souhaite enfoncer le clou et faire "tomber" des bastions symboliques comme Marseille ou Toulouse, récupérer celui de Blois...
Alors votez PS, parce que c'est bien connu, le maire est un grand opposant à la politique du gouvernement. Votez PS, parce que depuis mai dernier, ce parti a fait de nombreuses propositions pour le pays et l'intérêt général. Votez PS, parce que son fameux shadow cabinet est chaque semaine à la pointe de l'actualité. Votez PS, parce que le PS, c'est bien connu, c'est la morale incarnée. Votez PS, parce qu'on voit bien que dans les régions qu'il administre (c'est-à-dire quasi toutes), le chômage est en baisse, et le pouvoir d'achat atteint des sommets.
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