Le MoDem, un "opportunisme électoral éhonté"?
Concernant le MoDem, voici l'un des commentaires les plus lucide que j'ai jamais lu, et qui provient d'un communiqué de presse du PCF Lillois, qui fait partie de la liste d'union de la gauche autour de Martine Aubry :
Que dire de plus? Tout y est. Il y a un grand écart permanent entre les grands discours de Bayrou ou de Sarnez, qui consistent à nous faire croire que la gauche et la droite, c'est fini, que la morale politique arrive enfin, et qu'il faut dépasser les clivages pour découvrir la pureté et entrer dans la gloire de l'être suprême, et la réalité. La réalité, c'est celle d'alliances purement locales, en fonction de "qui est le plus fort". Vive Rebsamen à Dijon, vive Juppé à Bordeaux. Ne parlons pas de Lyon ou Marseille, où il y a du MoDem dans toutes les listes.
La réalité, c'est aussi celle d'un changement pur et simple de stratégie, mais il s'agit bien de stratégie, pas de bien commun ni d'intérêt de la France : comme ça ne paie pas à droite, la direction national penche à gauche, où il y a de l'espace à mordre. Même Delanoë déplore que le MoDem parisien fasse preuve "d'un peu trop d'habileté tactique et de contradiction". Ce qui n'empêchera sans doute pas le pacte. Il y a une mairie en jeu, zut!
Bon, ça ne veut pas dire pour autant que le PCF illois a gagné ses galons de fin analyste politique. Car nos amis communistes oublient qu'à seulement quelques kilomètres de là, à Roubaix, le même PCF est sur la liste d'union PS-MoDem... Elle est pas belle, la vie?
"Faut-il rappeler que le MoDem est issu de l'UDF qui a voté au niveau national la plupart des réformes antisociales depuis 2002, et siégeait encore récemment au conseil municipal de Lille dans le même groupe que l'UMP? Que cette formation politique se garde d'annoncer la couleur à ses électeurs en taisant ses projets d'alliance pour le deuxième tour ne relève pas d'une prétendue maturité politique mais d'un opportunisme électoraliste éhonté."
Que dire de plus? Tout y est. Il y a un grand écart permanent entre les grands discours de Bayrou ou de Sarnez, qui consistent à nous faire croire que la gauche et la droite, c'est fini, que la morale politique arrive enfin, et qu'il faut dépasser les clivages pour découvrir la pureté et entrer dans la gloire de l'être suprême, et la réalité. La réalité, c'est celle d'alliances purement locales, en fonction de "qui est le plus fort". Vive Rebsamen à Dijon, vive Juppé à Bordeaux. Ne parlons pas de Lyon ou Marseille, où il y a du MoDem dans toutes les listes.
La réalité, c'est aussi celle d'un changement pur et simple de stratégie, mais il s'agit bien de stratégie, pas de bien commun ni d'intérêt de la France : comme ça ne paie pas à droite, la direction national penche à gauche, où il y a de l'espace à mordre. Même Delanoë déplore que le MoDem parisien fasse preuve "d'un peu trop d'habileté tactique et de contradiction". Ce qui n'empêchera sans doute pas le pacte. Il y a une mairie en jeu, zut!
Bon, ça ne veut pas dire pour autant que le PCF illois a gagné ses galons de fin analyste politique. Car nos amis communistes oublient qu'à seulement quelques kilomètres de là, à Roubaix, le même PCF est sur la liste d'union PS-MoDem... Elle est pas belle, la vie?
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