Mgr Rey opposé à l'acceptation légale du meurtre
Pour enrichir le débat relancé par l'ADMD au sujet du suicide assisté relancé, cette déclaration de l'évêque de Fréjus-Toulon, Mgr Dominique Rey, qui se dit opposé à "l'acceptation légale du meurtre".
La vie d’un être humain est inviolable à chacune de ses étapes et en toutes situations. Un être humain ne peut jamais perdre sa dignité, quelles que soient ses conditions physiques ou psychiques. Sa dignité, inhérente à son humanité-même, comme le rappelle la Déclaration universelle des droits de l’homme, dont nous fêtons le 60e anniversaire, exige le respect inconditionnel de la personne malade ou mourante.Mg Rey rappelle le message de l'encyclique Spe Salvi :
La mesure de l’humanité se détermine essentiellement dans son rapport à la souffrance et à celui qui souffre. Cela vaut pour chacun comme pour la société. Une société qui ne réussit pas à accepter les souffrants et qui n’est pas capable de contribuer, par la compassion, à faire en sorte que la souffrance soit partagée et portée est une société cruelle et inhumaine.L'évêque de Fréjus-Toulon en conclut que la loi Leonetti est satisfaisante en ce qu'elle "prohibe avec justesse la mort provoquée délibérément aussi bien que l’acharnement thérapeutique". Et de prévenir :
Nous le savons, l’acceptation légale du meurtre volontaire d’un malade de la part des médecins et de la société ferait vaciller les principes fondamentaux de la coexistence civile comme les dérives observées le montrent dans les rares pays qui se sont engagés dans cette voie. Notre législation, et sa jurisprudence, s’y sont résolument opposées.Voilà qui méritait d'être porté à l'attention de tous !
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