Les athlètes français ont le devoir d'être contre un monde meilleur
"Pour un monde meilleur", l'idée de punaiser ce badge sur le torse des athlètes français à Pékin avait fait rire tout le monde en France. Mis à part David Douillet, qui est tellement hors de ses gonds que les Chinois sont les seuls à lui chercher noise.
Car il est difficile de faire plus consensuel mou et politiquement correct que ce slogan mièvre, fade, qui me fait penser à ces héros des temps modernes qui s'affirment sans rire "contre la guerre", "pour la paix", que "tout le monde s'aime" et qu'il n'y ait "plus de faim dans le monde". Ben ouais. Tout le monde est pour un monde meilleur, même Hu Jintao.
Visiblement, c'est encore trop pour le patron du comité national olympique français, Henri Sérandour, qui déjà, après le passage mouvementé de la flamme à Paris s'était fait remarquer par son courage héroïque et son laïus sur l'idéal olympique, selon lui mieux défendu par la Chine totalitaire que par nos manifestants, fussent-ils gauchistes.
Henri Sérandour n'y va pas par quatre chemins : il "interdit" carrément aux sportifs de l'arborer aux J.O.! Forbidden! L'argument : la charte olympique interdit toute "manifestation tangible de quoi que ce soit" (. Ce qui ne veut strictement rien dire (hurler de joie après une victoire au 100 mètre est une manifestation tangible de quoi que ce soit) mais on imagine que cela désigne les gestes à caractère politique. D'après lui on ne s'en sort pas si chacun y va de sa cause. Pourquoi pas, en effet, un badge contre la fonte des glaces, un autre pour la libération d'Ingrid Bétancourt, un autre contre les fourrures animales et un dernier contre la candidature de François Hollande en 2012?
Le même Sérandour, quelques jours plus tôt, le 11 avril, signait pourtant une tribune dans Le Monde où il disait soutenir la démarche : "Le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) s'est associé à cette initiative car elle est synonyme d'espérance et de croyance au progrès de l'humanité", écrivait-il alors.
Ce n'est pas grave! La cohérence n'est pas une valeur olympique.
Peu importe que le message porté par ce badge soit proche du néant : ce qui compte, c'est de ne pas hérisser le poil de Chinois déjà trop agacés par la France.
C'est quand même dingue d'en arriver à soutenir ce badge idiot. L'idée de Robert Ménard (un badge avec le caractère chinois signifiant liberté) était bien plus séduisante.
J'en propose un autre : "la France aime le PC Chinois". Cela pourrait passer, là?
P.S : le gant noir arboré par deux athlètes américains aux J.O. de Mexico, c'était en accord avec le C.I.O?
Car il est difficile de faire plus consensuel mou et politiquement correct que ce slogan mièvre, fade, qui me fait penser à ces héros des temps modernes qui s'affirment sans rire "contre la guerre", "pour la paix", que "tout le monde s'aime" et qu'il n'y ait "plus de faim dans le monde". Ben ouais. Tout le monde est pour un monde meilleur, même Hu Jintao.
Visiblement, c'est encore trop pour le patron du comité national olympique français, Henri Sérandour, qui déjà, après le passage mouvementé de la flamme à Paris s'était fait remarquer par son courage héroïque et son laïus sur l'idéal olympique, selon lui mieux défendu par la Chine totalitaire que par nos manifestants, fussent-ils gauchistes.
Henri Sérandour n'y va pas par quatre chemins : il "interdit" carrément aux sportifs de l'arborer aux J.O.! Forbidden! L'argument : la charte olympique interdit toute "manifestation tangible de quoi que ce soit" (. Ce qui ne veut strictement rien dire (hurler de joie après une victoire au 100 mètre est une manifestation tangible de quoi que ce soit) mais on imagine que cela désigne les gestes à caractère politique. D'après lui on ne s'en sort pas si chacun y va de sa cause. Pourquoi pas, en effet, un badge contre la fonte des glaces, un autre pour la libération d'Ingrid Bétancourt, un autre contre les fourrures animales et un dernier contre la candidature de François Hollande en 2012?
Le même Sérandour, quelques jours plus tôt, le 11 avril, signait pourtant une tribune dans Le Monde où il disait soutenir la démarche : "Le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) s'est associé à cette initiative car elle est synonyme d'espérance et de croyance au progrès de l'humanité", écrivait-il alors.
Ce n'est pas grave! La cohérence n'est pas une valeur olympique.
Peu importe que le message porté par ce badge soit proche du néant : ce qui compte, c'est de ne pas hérisser le poil de Chinois déjà trop agacés par la France.
C'est quand même dingue d'en arriver à soutenir ce badge idiot. L'idée de Robert Ménard (un badge avec le caractère chinois signifiant liberté) était bien plus séduisante.
J'en propose un autre : "la France aime le PC Chinois". Cela pourrait passer, là?
P.S : le gant noir arboré par deux athlètes américains aux J.O. de Mexico, c'était en accord avec le C.I.O?
Publicité
